Le mercredi 30 avril 2008, au lendemain d’un vol survenu sur l’un des chantiers de la Cen-Sad, le Palais de la République a tapé du poing sur la table. Un simple coup de fil du représentant d’une société adjudicataire en charge de la construction des villas présidentielles a suffi pour déclencher tout un branle-bas au sein du haut commandement militaire et de la hiérarchie policière. C’est en premier le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique Félix Hessou qui a été tancé par le palais de la République et principalement par le cabinet du chef de l’Etat. Il a reçu un coup de fil à la suite duquel il a paniqué. A son tour il touche le directeur général de la police, Eugène Boya, et d’autres hauts gradés de la police nationale dont le responsable de la police judiciaire, le commissaire central de la ville de Cotonou. La panique a gagné tout ce monde de même que le haut commandement militaire également interpellé. Subitement, les différents responsables ont organisé une descente sur le site. En vérité, il y avait plus de peur qu’il n’en fallait. Le vol en question est mineur. Des individus ont enlevé des fils électriques sur le chantier de construction des résidences de type présidentiel. Le coût du matériel n’est pas évalué, mais l’entreprise dit avoir subi des dommages. De peur que ces actes ne se répètent, elle a informé le chef de l’Etat par le biais de son cabinet. L’entrepreneur ne demande qu’une seule chose. Il faut protéger les lieux. Si rien ne se fait dans l’immédiat, cela pourrait encourager le vol de plusieurs autres matériaux de construction Dans un environnement qui n’est pas en sécurité les individus mal intentionnés manifesteraient le vilain plaisir d’aller dépouiller les chantiers. Or, cela n’est pas sans effets pervers sur l’évolution des travaux. La crainte d’une série de vols sur les chantiers habite les esprits et les entrepreneurs veulent placer les autorités devant leurs responsabilités. Les mesures de sécurité qui viennent d’être prises conjointement par la police nationale et l’armée rendent les lieux plus sûrs et mettent les entreprises adjudicataires en confiance. En dehors de cette dimension sécuritaire pour accompagner les chantiers ouverts puisque tous les sites visités sont désormais gardés et surveillés, il y a la dimension psychologique. Tous les ouvriers travaillent en toute sécurité et dans la grande quiétude. Aussi, cela renvoie t-il une bonne image du Bénin vers l’extérieur qui rassure les participants.
Fidèle Nanga

