Certains observateurs du cuir rond qui ont suivi un peu le parcours du toubab sur le continent africain ont soutenu qu’il n’était pas l’homme de la situation quand bien même ils étaient pour le choix d’un expatrié pour conduire les Ecureuils. D’autres par contre ont soutenu qu’on devait continuer de faire confiance à Wabi Gomez qui a réussi à qualifier les Ecureuils. Ceux-là ont jugé inopportun que l’on recrute à grands frais un entraîneur expatrié au détriment d’un local. Surtout qu’on ne pourrait logiquement pas reprocher grand-chose à celui-ci, compte tenu des conditions difficiles dans lesquelles il a travaillé. Malgré toutes ces polémiques, l’entraîneur allemand qui a été préféré à un technicien français est accueilli avec tous les honneurs à l’aéroport international de Cotonou en présence de l’ambassadeur de son pays près le Bénin. Ce qui a renforcé l’illusion du public sportif béninois qui pensait avoir mis la main sur l’oiseau rare qui allait enfin sortir le foot béninois de l’ornière. Mais, très tôt, le nouveau patron des Ecureuils cumule une série de gaffes. D’abord, il confond rigorisme avec rigueur, en ne sélectionnant pas Mouritala Ogoubiyi, l’Ecureuil le plus adulé du groupe. Cet acte a sapé le moral de la troupe. Ensuite, le technicien ressortissant d’un grand pays de foot comme l’Allemagne a fait une sortie médiatique à quelques jours d’un match décisif de la Can/Ghana 2008 pour annoncer urbi et orbi qu’il ne sera pas comptable de l’échec de son équipe. Alors qu’il a accepté de conduire l’expédition ghanéenne. La troisième erreur de Fabisch est qu’il a conduit les Ecureuils jusqu’en Allemagne dans son pays d’origine pour ne jouer que contre des étudiants. C’est le comble de l’amateurisme pour un technicien, un professionnel qui prépare une équipe engagée dans les éliminatoires de la Can et de la Coupe du monde 2010. Et pour finir, Reinhardt Fabisch vient de jeter l’éponge tel un boxeur qui a reçu un uppercut. Motif de l’abandon de la troupe, le technicien allemand a subi une intervention chirurgicale. Ce qui fait des Ecureuils des orphelins à deux mois de l’entrée en compétition des Béninois. Au regard de tout ce qui précède, on constate avec douleur et amertume que Reinhardt Fabisch a confirmé tout le mal qu’on pense et qu’on dit de lui. Les cinq mois passés par lui à la tête des Ecureuils, constituent simplement un gâchis, une perte de temps qu’il sera difficile de corriger.
Maximin Tchibozo

