Le site internet de la présidence de la République ivoirienne ne fait pas mention de ces remplacements. Au palais, personne ne veut faire le moindre commentaire. « Le président a le pouvoir de nomination, il peut donc remanier son équipe à sa guise», explique un membre de l'entourage du chef de l'Etat. La presse ivoirienne est en revanche beaucoup plus prolixe sur le sujet.
Il faut dire qu'Eugène Allou tout comme le lieutenant colonel Logbo faisaient parti du paysage à la présidence. « Eugène Allou, c'était plus un garde du corps de Laurent Gbagbo qu'un chef du protocole », affirme un habitué du palais. Mais alors pourquoi ce fidèle, tout comme l'ancien aide de camp du chef de l'Etat, ont ils été remplacés ?
Des départs symboliques
Sur ce point, Abidjan se perd en conjectures. « C'est la Première dame qui voulait changer des têtes », avance l'un. « Il y a eu des couacs dans l'organisation de l'agenda du président », prétend un second. « A l'approche de l'élection, Laurent Gbagbo veut ouvrir le cercle de la présidence à des gens qui ne sont pas originaires de la même région que lui », analyse un troisième.
Reste que si ces départs sont forts au niveau symbolique, ils ne devraient pas changer la donne outre mesure. En effet, les très influents Sarata Ottro Touré, la directrice adjointe de cabinet, ou Alcide Djédjé, le conseiller diplomatique du chef de l'Etat, restent en place. A l'approche d'une bataille électorale, on ne change pas de stratèges.

