Des Ghanéens ont minimisé au cours de débats radiotélévisés, mardi, la visite imminente du président américain, George Walker Bush en février dans le pays, estimant qu'elle constituait une tentative de dernière minute pour se faire des amis d'affaires en Afrique et de refaire son image ébranlée par l'invasion de l'Irak.
M. Kobby Acheampong, directeur de l'Institut africain de journalisme et de communication (AIJC) d'Accra a affirmé que l'objet de la visite du président Bush au Ghana était la découverte de pétrole dans le pays, ajoutant que les Américains ne s'intéressaient qu'au pétrole africain et à rien d'autre.
Nana Obiri-Boahene, ministre d'Etat auprès du ministère de l'Intérieur, a par contre indiqué que la visite de Bush est un adieu au Ghana et aux autres pays africains, assurant que les autorités vont lui réserver tout l'accueil dû à son rang, à arrivée.
Le porte-parole du gouvernement en charge des Services d'infrastructures et sociaux, Mme Katherine Afeku, n'est pas du même avis que les participants, affirmant que le Ghana avait obtenu une reconnaissance mondiale en conduisant l'Afrique vers l'atteinte de la croissance économique et le renforcement démocratique attirant ainsi l'attention de Bush qui croit à la démocratie.
Lors de son séjour, Bush devrait discuter des moyens pour les Etats-Unis de soutenir les réformes démocratiques, le respect des droits de l'homme et les opportunités économiques à travers le continent.
Son voyage prévu du 15 au 21 février va le mener au Bénin, en Tanzanie, au Rwanda, au Ghana et au Liberia.
APANEWS

