De l'avis de tous, Lyon était à un carrefour avant d'affronter Sedan .Force est de constater qu'il n'a pas manqué son premier virage. Opposés à une équipe combative, mais pas assez armée offensivement, Juninho et ses équipiers se sont qualifiés pour la finale de la Coupe de France grâce à un coup franc de leur Brésilien dans les dernières minutes (88e). Un scénario idéal pour préparer la venue de Nancy samedi en Championnat. Ils retrouveront le Paris-SG le 24 mai prochain au Stade de France avec l'ambition de remporter une épreuve qui se dérobe à eux depuis trente-cinq ans (2-1 contre Nantes en 1973). Du fait de cette affiche, la cinquième place, détenue par Saint-Etienne, devient qualificative pour la prochaine Coupe de l'UEFA.
Alain Perrin ne sera probablement plus l'entraîneur de Lyon la saison prochaine. Mais il deviendra peut-être le premier à réaliser le doublé Championnat-Coupe de France tant convoité par son président, Jean-Michel Aulas. Conscient de l'enjeu, celui-ci n'a d'ailleurs pas mis à exécution sa menace de faire évoluer une équipe bis contre Sedan. Au contraire. Si Benzema et Juninho ont bien débuté la rencontre sur le banc, la présence à leurs côtés de Crosas et Delgado fut nettement plus surprenante. Attendus dans le onze de départ, les deux recrues hivernales ont finalement cédé leur place à Källström et Keita, tandis que Ben Arfa en a lui profité pour enfin retrouver une place de titulaire. Beaucoup de bruit pour rien, en somme. Pas non plus de quoi surprendre les Sangliers ardennais, prévenus du coup de bluff tenté par le dirigeant rhodanien. Leur bon premier quart d'heure durant lequel ils profitèrent des approximations lyonnaises est là pour le prouver. Boumsong, très sollicité à ce moment de la partie, aussi.
Malgré une volonté évidente de bien faire, les joueurs de José Pasqualetti n'ont cependant pas pu tenir le rythme. Dépassés à chaque accélération du trio Grosso-Ben Arfa-Keita, ils s'en sont remis à un excellent Patrick Regnault pour préserver le suspense. Grand artisan de la qualification contre Bordeaux au tour précédent, le portier sedanais a une nouvelle fois multiplié les parades (19e, 35e, 51e, 63e, 76e), tandis que ses équipiers se contentaient de procéder par contres pour inquiéter Coupet. Par Allart (43e, 58e), un peu trop individualiste sur sa deuxième tentative, puis par Stinat (85e). En face, les entrées de Juninho (70e), puis de Benzema (77e), permettaient à l'OL d'asseoir encore un peu plus sa domination. Elle fut récompensée dans les ultimes minutes par un coup-franc splendide du Brésilien (88e). A trente-sept mètres, il décocha une frappe imparable qui se logea dans le petit filet de Regnault. Une récompense logique au vu de la physionomie de la rencontre. Sedan s'est bien battu. Lyon était trop fort.
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