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 EURO 2008

Match amical - France-Equateur (2-0)

  • Franco
  • Mercredi 28/05/2008
  • 07:56
  • Lu 42 fois
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À VOUS RACCOURCIR LA NUIT

A quelques heures de la publication de la liste des vingt-trois pour L'Euro, Raymond Domenech a vu une équipe de France moyenne dominer l'Equateur en amical (2-0). Mais voilà, dans cette équipe mixte, Gomis a marqué deux buts, sur une passe de Ben Arfa, dans un match où Nasri, Frey et Mandanda ont marqué des points. Que des joueurs en balance.

Un match de préparation avec un seul tir cadré en 75 minutes ne peut pas être considéré comme un match tout à fait réussi. Avec la victoire au bout, et une deuxième période qui a laissé une impression plus rafraîchissante, le bilan en impose tout de suite un peu plus. L'équipe de France, pour le premier match de son histoire à Grenoble, a dominé l'Equateur à treize jours de son entrée en lice à l'Euro (2-0), comme elle l'avait fait il y a deux ans contre le Mexique avant la Coupe du monde (1-0), où elle avait un peu plus effrayé par le contenu proposé. Les Bleus - repeints en rouge une nouvelle fois - ont eu le monopole du ballon sans trop savoir qu'en faire. Ils ont aussi concédé trop d'occasions dans un contexte si favorable, alors que le thème du jour était le respect de l'organisation. Cela aura au moins permis à Frey et Mandanda, qui se sont partagé le match, d'afficher leur autorité. C'est bien ce qui ressort de cette soirée au pied des Alpes. S'il y aurait beaucoup à dire sur la lointaine et légitime distance séparant ce match des normes d'un Euro, ils sont quelques-uns à avoir entendu le message du sélectionneur sur un possible brouillage des cartes de dernière minute quant à la liste des vingt-trois. Gomis, fracassant double buteur pour sa première sélection, ne pouvait pas mieux faire. Nasri a joué dans la lignée de sa bonne fin de saison à l'OM. Ben Arfa fut intermittent, mais passeur décisif et auteur d'une frappe superbe détourné par Elizaga (76e). Landreau et Cissé risquent d'avoir la nuit courte.

Les titulaires en tribunes, les autres aux fourneaux

Raymond Domenech aussi. Il l'aura bien cherché. Alors que le sélectionneur semblait s'orienter vers une équipe relativement proche de celle qui sera amenée à débuter contre la Roumanie, le sélectionneur a préféré laisser en tribunes des titulaires présumés comme Coupet, Gallas, Vieira, Makelele, Ribéry et Henry. Il a combiné plusieurs préoccupations pour bâtir une équipe un peu teintée de ''A prime''. 1/ Donner du temps de jeu à Sagnol, Thuram, Escudé, Anelka et Ben Arfa, qui en manquaient (lire ci-contre). 2/ Offrir une occasion en or à plusieurs joueurs, notamment au jeune Lyonnais, de se montrer à la veille de la publication de la liste définitive ; cela concerne aussi Nasri, Frey (puis Mandanda à la pause), D. Cissé (puis Gomis) ou A. Diarra (puis Flamini). La titularisation simultanée de Nasri, Ben Arfa et Cissé, qui se disputent deux places aux postes offensifs, tendrait même à accréditer l'idée que le sélectionneur n'avait pas arrêté tous ses choix. 3/ Maintenir une organisation en 4-4-2 qui fut largement majoritaire cette saison. Nasri a commencé la partie à un poste de milieu droit, avec Ben Arfa à gauche, mais assez vite, les deux joueurs permutèrent selon leur inspiration. Le 4-4-2 fut maintenu en deuxième période. Autre info à relever dans les choix du sélectionneur : Abidal demeure pour lui une solution de premier choix dans l'axe. Il s'y est décalé à la pause avec la rentrée d'Evra. Mexès, Boumsong et Squillaci, qui se disputent une place dans la liste, l'ont fait en tribunes.

Gomis sur les traces de Zidane

Ce qui apparut aussi assez vite, c'est que Lassana Diarra était le patron de cette équipe, prudente, appliquée, et imprécise. Incisif à la récupération, juste dans ses transmissions, le joueur de Portsmouth fut rejoint petit à petit par Nasri, qui a apporté de la spontanéité et du rythme. Vu ses états de service, le Minot aurait bien du mal à admettre de ne pas voir l'Euro. Malgré un souci de variété assez louable entre le jeu court et le jeu long, entre l'occupation des ailes et des percées dans l'axe, Cissé et Anelka ne virent que trop rarement le ballon avant la pause, et ce fut à chaque fois pour échouer à cadrer une tête (Cissé 29, Anelka 43e). Le joueur de Chelsea fut mieux loti durant la dernière demi-heure, dans une équipe qui jouait quinze mètres plus haut., L'Equateur se permit de luxe, avec peu de munitions, de se procurer les deux premières grosses occasions. Sur une passe profonde et plein axe d'Ayovi, Tenorio se jouait de Thuram puis de Frey avant de voir deux tentatives repoussées sur la ligne par le capitaine des Bleus. Frey, plus ferme que lors de sa première face à l'Ukraine (2-2) sauvait encore la patrie devant Castillo après un ballon perdu par Abidal (45e). Quand il entrait à la pause, Gomis annulait de facto la possibilité de jouer un jour pour le Sénégal. Il gagnait surtout le droit de revenir avec les Bleus. Un duel gagné puis une frappe superbe déviée dans la lucarne (53e ; 1-0). Un vrai but d'avant-centre servi par Anelka (85e ; 2-0). Gomis a frappé deux fois pour sa première sélection. Personne ne l'avait fait depuis Zidane en 1994. Le Stéphanois reviendra. Ça lui ferait drôle de repartir mercredi.

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